Commune de Fresse-sur-Moselle

Histoire locale

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De l’Antiquité au Moyen Age

Dans l’Antiquité, une voie romaine traversait la Vallée de la Haute Moselle et le territoire de Fresse, notamment à La Hardoye (en latin « ardua via » signifiant voie escarpée ou « raide »), jusqu’au Col du Lait.

Cette « voye romaine » franchissait la Moselle à Maxonchamp et remontait la vallée jusqu’au Col de Bussang.

Un pont constitué de grosses pierres plates assemblées de façon rudimentaire, traversait le ruisseau de Maxéromont. Ce pont, appelé « Pont des Gaulois », fut détruit en 1978.

Du Moyen Age jusqu’en 1737, Fresse fit partie du ban de Ramonchamp, qui recouvrait un territoire correspondant peu ou prou à notre actuel canton.

Au Moyen Age, les habitants vivent en économie fermée de l’agriculture, qui est leur seule ressource. En hiver, ils travaillent le bois et fabriquent des sabots, cuveaux et boîtes à fromage. Le commerce n’existe pratiquement pas, en l’absence de routes importantes.

On relève un premier lieu de commerce à Le Thillot en 1302.

Du 16ème au 18ème Siècle

L’agriculture est toujours l’activité principale, mais Fresse-sur-Moselle a connu une activité minière intense sur son territoire du 16ème au 18ème siècle, sous l’autorité des Ducs de Lorraine. De nombreux vestiges de cette activité sont encore visibles actuellement. Ce patrimoine minier est connu et mis en valeur, grâce aux recherches et travaux archéologiques de la Société d’Etudes et de Sauvegarde des Anciennes Mines (SESAM). Du fait de la particularité géographique de son territoire, qui couvre les deux versants de la vallée de la Moselle, la commune de Fresse a été concernée par l’extraction de l’argent et du cuivre. L’exploitation la plus ancienne est celle de la mine Saint-Nicolas de Noiregoutte, exploitée à partir de 1550.

Les sites miniers les plus remarquables de Fresse sont ::

  • Noiregoutte (argent): première exploitation du ban de Ramonchamp
  • Saint-Georges de Longeligoutte (cuivre): au porche spectaculaire
  • Saint-Jean dans les Hauts Bois (cuivre) : classée monument historique, dénommée « Galerie des Arts » lors de sa découverte par la SESAM en 1990
  • Saint-François au Rain de l’Ourson (Gouttes de l’Eurson) : argent.

Cette mine de Saint-François au Rain de l’Ourson ouverte en 1597, déclarée abandonnée en 1605, a connu une reprise d’exploitation en 1702 jusqu’au milieu du 18ème siècle. Elle est située sur une faille, sur plusieurs niveaux, en fond de vallon, dans la Colline de Fresse. Des textes font état  de l’installation pour cette mine d’une machinerie hydraulique destinée à l’épuisement des eaux à partir de 1701. Cette machinerie d’exhaure (action d’évacuer les eaux d’infiltration) fonctionnait dans la partie supérieure de la mine, avant l’achèvement du travers-banc inférieur.

L’activité minière a généré la création d’une fonderie à St Maurice-sur-Moselle. Un chemin a été réalisé pour relier les mines de Le Thillot et Fresse à cette fonderie. Sur le territoire de Fresse, ce chemin parcourait 2 500 mètres, abordant Fresse par le col de Couard, avec un pont qui franchissait le ruisseau de Longeligoutte. Il permettait aux lourds chariots de minerai de descendre dans la vallée, selon un parcours en pente régulière sur 6 km.

Autre activité induite par les mines : les charbonnières. Dans la forêt de Longeligoutte et à l’Allégrerie, on dénombre les vestiges de 9 plateformes de charbonnage.

Parallèlement, le commerce se développe ; il existe 5 cabaretiers dans la commune en 1731.

Une école est créée à Fresse en 1600. Au 18ème siècle, peu de personnes sont illettrées.

L’activité minière a pris fin en 1860, en raison de l’épuisement des filons et des problèmes d’exhaure.

Les 19ème et 20ème Siècles

Lors de la Révolution, la maison du presbytère et son jardin devinrent la propriété du chef du bureau du Département, puis celle du vicaire Jean Siméon BRIDOT, qui fut le premier curé de la paroisse de Fresse de 1795 à 1803. Deux cloches de l’église furent réquisitionnées par la Convention en 1793 et transportées à Strasbourg afin d’être fondues ; elles furent remplacées en 1812.

Le 19ème siècle est marqué par le développement de l’industrie textile à Fresse. Successivement, plusieurs tissages et filatures se sont installés :

  • En 1837, le Tissage des Lesses qui emploiera un effectif dépassant les 200 personnes, et auquel sera adjoint une filature en 1861.

La filature fermera ses portes en 1924.

Le tissage sera repris  par la Société VALMON, puis cessera son activité dans la dernière décennie du 20ème siècle, et sera remplacé par un magasin d’usine qui est encore en activité actuellement.

  • En 1846, les frères ARNOULD construisent un tissage à l’emplacement d’un ancien moulin situé en bord de Moselle, en face du l’actuel stade rue de Lorraine. Ce tissage sera racheté en 1183 par Monsieur Prosper ANCEL, manufacturier à Granges ; il comptait alors 72 ouvriers. Le nouveau propriétaire ayant besoin de disposer d’une plus importante surface d’exploitation construira en 1894 une nouvelle unité de production en aval : un tissage de 694 métiers complété par une filature en 1901. Cette filature sera détruite par un incendie en 1939.

Pour transmettre la force motrice générée par le courant de la Moselle du nouveau tissage à l’ancien situé en amont, les Ets ANCEL SEITZ installèrent un câble aérien soutenu par un pilier, dénommé « pilier du câble ». Ce pilier a été récemment restauré par l’association « La Voye ». Cette entreprise textile qui compta plus de 400 salariés, fermera ses portes en 1981, ce qui constituera un drame social pour la Commune de Fresse et toute la vallée de la Haute Moselle.

  • Le Tissage de Presles, qui date de 1847, détruit puis reconstruit, passe dans les mains de plusieurs propriétaires successifs avant de devenir la propriété de Georges ROUILLON en 1919. Il comptera jusqu’à 65 salariés en 1939. Il cessera son activité en 1978, et sera utilisé par les Ets SPILLER comme entrepôt de meubles.
  • En 1883, la scierie du Pont Berland est transformée en tissage par Camille FRANCE. Il sera repris par les Successeurs de FRITZ KOECHLIN et emploiera jusqu’à 70 salariés.

Il a cessé son activité en 1980 (date approximative).

  • En 1886, Armand LEVY installe dans un bâtiment situé au « Moulin Barbe » une unité de lavage et nettoyage de déchets de coton. Son fils Robert LEVY, qui fut maire de Fresse de 1935 à 1953, développera considérablement son activité. Son neveu Lucien BLUM a poursuivi le développement de l’entreprise qui s’est installée Rue de Lorraine. Il l’a modernisée et scindée en deux unités : les Ets Robert LEVY au Thillot, et POLYTEX à Fresse. Son gendre Jacques FRANCOIS lui succède en 1987. Il dirige encore à ce jour, avec son fils Pierre, ces deux entreprises qui ont su s’adapter aux différentes crises traversées par ce secteur d’activité, diversifier leurs sources d’approvisionnement et se tourner largement vers l’exportation.
  • En 1890, Gustave HAFFNER construit un tissage à l’emplacement d’un ancien moulin. Cette entreprise textile qui emploiera jusqu’à 160 ouvriers, cessera son activité en septembre 1963. Les bâtiments seront rachetés par l’Entreprise de menuiserie BLUNTZER.
  • En 1913, Alfred et Paul DUCHENE crée un tissage à l’emplacement de la scierie AUBRY à La Hardoye, qui comptera jusqu’à 50 salariés.

Il fermera ses portes en 1961, et les bâtiments seront rachetés ensuite  par l’entreprise BLUNTZER. C’est actuellement le site de la Société JCLogistique.

Le développement des activités industrielles, notamment textiles, a boosté la construction de bâtiments, et par voie de conséquence la demande de matériaux de construction. En 1861, un fabricant de chaux du Thillot, Alexandre LIEVAL a construit une tuilerie à Fresse. Après la création d’une société qui durera peu de temps, la tuilerie deviendra la propriété de Joseph FETZ, qui sera contraint de vendre toutes ses propriétés en 1883. Et on ignore ce qu’il est advenu ensuite de cette entreprise.

Vers 1875, la construction de la ligne de chemin de fer de Remiremont à Bussang ouvre la voie du désenclavement de la vallée de la Haute Moselle.

Pendant la première Guerre Mondiale, 273 Fressiots ont été mobilisés. 78 officiers et soldats y trouvèrent la mort, 18 furent gravement blessés et 37 épouses devinrent veuves de guerre.

Un monument aux morts a été édifié en 1921, pour honorer leur mémoire.

Au cours de la deuxième guerre mondiale, le Génie a fait sauter des ponts au Thillot et à Fresse. Le 19 juin 1940, les ponts du Plain, de la gare et de La Hardoye ont été détruits, endommageant également les constructions voisines, notamment l’ancien moulin Pierrel  et la « grosse » cité du Plain. Le passage à niveau des Lesses a également été détruit, ainsi que la maison du garde-barrière.

En mai 1944, Henri ANTOINE décide d’installer un maquis au Peut-Haut, qui est stratégiquement bien situé, à 1 016 mètres d’altitude, facile d’accès, dissimulé par un bois, proche d’un point d’eau potable,  et près du terrain de parachutage de la Kinsmuss. En outre, il jouxte le territoire des communes de Le Ménil et Bussang.

Un baraquement est d’abord construit pour accueillir une quinzaine de personnes venues du Maquis de Morteville à Saint Maurice sur Moselle. Puis d’autres baraquements sont édifiés avec une cuisine, ce qui permet d’accueillir 50 maquisards. Ce camp est appelé « Camp Louis », en souvenir d’Emile LOUIS, patriote arrêté par la Gestapo en Octobre 1943. La nouvelle du débarquement de 1944 fera grossir les effectifs.

Ayant appris deux mois après sa création par le chef du maquis de Bussang, Etienne LUTTENBACHER, que le maquis du Peut-Haut risquait d’être attaqué par les Allemands, le maquis se réinstalle provisoirement aux Gorges de Lamerey à Bussang.

En septembre 1944, le maquis subit des attaques en force des troupes allemandes et les maquisards sont contraints de se replier. La plupart d’entre eux se dispersent. Ceux qui sont restés tentent de passer les lignes par le Col de Morbieux et subiront de nombreuses pertes.

Trente-cinq survivront à cette aventure héroïque, qui restera dans les mémoires comme l’une des plus tragiques de la dernière guerre dans les Vosges.

Dans la nuit du 24 au 25 novembre 1944, les allemands évacuèrent la commune. Les libérateurs du Corps-Franc Pommiès sont arrivés le 26 Novembre 1944, par le Col de Couard, ont descendu le Blot, sont entrés dans le village par l’actuelle rue du Général De Gaulle, et ont été accueillis sur la place de la mairie et l’église. Il y eut assez peu de Fressiots pour les accueillir car il faisait très mauvais temps, mais les présents laissèrent éclater leur joie en voyant arriver leurs libérateurs !

La deuxième moitié du 20ème siècle voit le déclin progressif de l’activité textile, et une diversification des activités économiques sur la vallée de la Haute Moselle, et sur le territoire de la commune de Fresse en particulier.

La reconstruction suite aux destructions de la Seconde Guerre Mondiale amène un développement rapide des activités de construction et de l’artisanat. Le commerce et les services se développent.

L’activité industrielle se diversifie notamment vers le secteur automobile. L’entreprise Gemmer/TRW à Ramonchamp comptera  jusqu’à 700 salariés avant de cesser son activité en janvier 2013. La société VT2i, équipementier automobile reprendra une partie de son personnel. Elle compte actuellement 90 salariés. TRW a fait, et VT2i fait encore travailler un certain nombre de sous-traitants locaux.

Avec l’industrialisation, l’activité agricole diminue, mais reste toujours bien présente à Fresse. Elle est principalement tournée vers l’élevage de bovins, moutons et chèvres. Elle s’accompagne de la production de fromages (munster fermier, barkass) distribués souvent en circuit court. Nous avons aussi à Fresse deux producteurs de culture maraîchère.

Avec le développement du tourisme, des agriculteurs organisent également des dégustations de leurs produits et des déjeuners à la ferme.

La pluriactivité, cumul d’un emploi dans l’industrie ou le bâtiment et la tenue d’une petite exploitation agricole, qui était monnaie courante au début et milieu du 20ème siècle, bien qu’ayant beaucoup diminué, existe toujours actuellement.

La population de Fresse était de 1 339 habitants en l’an 1 800. Elle atteindra 2 147 habitants en 1901, 2 129  en 1936, 2 471 en 1982, pour redescendre à 1 797 en 2018.

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